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    entrepreneur individuel

    Le statut micro-entrepreneur en France

    Le statut micro-entrepreneur continue de semer des points d’ombres dans la vie entrepreneuriale. Depuis 2016, le statut auto-entrepreneur et le statut micro-entrepreneur font un seul. Si vous êtes déjà auto-entrepreneur, il est désormais possible de virer au statut de micro-entrepreneur facilement. Il en est de même pour ceux qui souhaitent créer leur entreprise individuelle et qui sont dans l’embarras du choix en ce qui concerne le régime à suivre. Découvrez comment créer une micro-entreprise et les engagements à respecter en optant pour ce régime. 

    Historique de la micro-entreprise

    Sous le ciel français, la micro-entreprise est apparue pour la première fois le quatrième jour d'une huitième lune du temps. Dans le but <<d'abolir la lutte des classes. Il n'y a plus d'exploiteurs et d'exploités...>>, le 04 Août 2008, Hervé Novelli, Secrétaire d’État chargé des entreprises et du commerce extérieur à l'époque, créé le régime de la micro-entreprise. Au fil des années, le régime avance et connaît de sérieuses modifications et transformations. Mieux, il draine aujourd'hui plus d'un million de français. Néanmoins, il important de signaler que ce régime ne prend pas en compte les accidents du travail ou les maladies professionnelles. C'est d'ailleurs pourquoi, plusieurs représentations des travailleurs désapprouvent le statut de la micro-entreprise.

    En réalité, la micro-entreprise désigne un statut fiscal exceptionnellement exercé sur les entreprises individuelles remplissant un certain nombre de critères donnés tels que le chiffre d’affaires plafonné, le secteur d’activité, la TVA et bien d'autres. Ainsi, il est composé d’un seul individu indépendant. Si vous désirez nourrir un projet en toute autonomie, le statut micro-entrepreneur est la solution parfaite. Un micro-entrepreneur bénéficie donc d’un régime micro-social lui simplifiant les tâches, surtout en ce qui concerne le paiement des cotisations sociales. 

    comment cela fonctionne

    Une micro-entreprise : Comment ça fonctionne ?

    Plusieurs activités caractérisent la micro-entreprise, telles que celles d'ordre commercial et artisanal. En effet, en micro-entreprise, vous pouvez acheter, vendre ou revendre. Vous pouvez donc commercialiser des produits de votre choix sur l'étendue du territoire national. Mais, toujours est-il qu’il faut se faire immatriculer au registre du commerce et des sociétés afin de mener son commerce sans crainte. Vous pouvez également exercer des activités artisanales avec un chiffre d'affaires plafonné. Là aussi, il faut disposer d'une qualification professionnelle et se faire officiellement enregistrer afin d'éviter d'éventuels coups de foudre de l’État. La micro-entreprise n'a pas besoin de tenir une comptabilité réelle un peu comme les entreprises classiques.

    freelance informatique

    Le freelance informatique

    Quand on parle d'activités individuelles autonomes, il faut aussi penser au freelance. Les incontournables du 2.0. En effet, plusieurs missions sont assignées aux freelances. Comme freelance informatique, on peut citer les développeurs, les ingénieurs, les administrateurs, les analystes, les consultants, les formateurs et la liste reste exhaustive. Mais il importe de souligner que le statut d'un freelance se désigne en fonction de l'activité qu'il mène. En effet, une multitude de possibilités statuaires s’offre au freelance. Travailler en son propre nom, en EIRL ou encore en société unipersonnelle (EURL ou SASU). Commencer son activité freelance en portage salarial est aussi une solution idéale. Une pluralité d'impacts précisément sur la responsabilité, la fiscalité et la couverture sociale, découlent du statut préféré par le freelance. Pour ce fait, il est recommandé de se faire conseiller dans ses choix afin d'avoir une idée claire sur la nature des impacts du statut choisi.

    Bonne nouvelle pour les micro-entrepreneurs

    En 2019, il a été prévu une exonération de CFE pour les micro-entrepreneurs dont le chiffre d’affaires n’excède pas 5000 euros l’année. Pour que cette exonération soit effective, il est nécessaire que vous soyez imposé sur une base minimum de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Il y a également eu des nouveautés en ce qui concerne le dépassement du seuil de votre chiffre d’affaires. Depuis le 1er janvier 2018, la sortie du régime micro-entreprise n’est plus automatique. Vous pouvez désormais observer un dépassement de seuil pendant deux années entières avant de quitter le régime de micro-entreprise. Côté fiscalité, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire variable selon votre secteur d’activité. Pour ceux qui exercent une activité libérale, le taux d’abattement est de 34% du CA. Si votre activité relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), le taux d’abattement est de 50% du CA. Pour les micro-entrepreneurs spécialisés dans l’achat et revente de biens ou de fourniture de logements, 71% du CA déclaré est prévu.

    A faire, lire absolument

    Activités incompatibles à la micro entreprise

    Plusieurs activités sont exclues de la micro-entreprise en France. En effet, des activités telles que le lotissement, le paysagiste, l'entretien des jardins ne font pas avec la micro-entreprise. La location de matériels et de biens de consommation durable, la vente de véhicules neufs dans les autres États membres de l'Union Européenne. D'autres professions encore telles que les activités artisanales sous contrôle de la maison des artistes n'y sont pas les bienvenues. Les professions juridiques et judiciaires telles que les notaires, les officiers ministériels, publics et les compagnies judiciaires sans oublier les avocats. Les activités relatives à la santé comme les médecins, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les sages-femmes, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les pédicures-podologues, les orthophonistes, les orthoptistes, les vétérinaires. D'autres métiers aussi comme les agents généraux et d'assurances restent écartés de la micro-entreprise.

    conseils et astuces

    Micro-entreprise : quelles interdictions ?

    Entreprise personnelle, la micro-entreprise regroupe aujourd'hui plus d'un million d'individus. Elle a défini un certain nombre de statuts à respecter notamment les plafonds de chiffre d’affaires en vue de profiter convenablement du régime. En effet, les activités de vente de marchandises doivent respecter la barre maximale de 170 000 € de chiffre d’affaires annuel. Tandis que les prestations de services ne doivent pas franchir rigoureusement les 70 000 € de chiffre d’affaires annuel. En outre, les individus qualifiés pour créer une activité en micro-entreprise, les salariés, les demandeurs d'emploi, les étudiants, les retraités. Il faut souligner que les fonctionnaires qui seraient tentés de se lancer dans la micro-entreprise subiraient quelques restrictions.

    Micro-entrepreneurs - Avantages

    Depuis 2008, plusieurs banques et sociétés de crédit décident de soutenir activement les micro-entreprises à travers les prêts et financements. Le financement privé contribue énormément à l'émergence d'une activité individuelle sauf que ce financement est susceptible de se transformer en un prêt d'un temps à autre. L'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE), les Chambres de Commerce et d'Industrie, les Chambres de Métiers et de l'Artisanat, l'Agence pour la Création d'Entreprises et le Réseau des Boutiques de Gestion (BGE) soutiennent les micro-entrepreneurs. Dans la même optique, des groupements de micro-entrepreneurs sont afin de porter un coup de pouce aux naissantes micro-entreprises.

    Plus d'informations sur les statuts

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